de Laurent Petitmangin – Editions la Manufacture des Livres
Une relation Père-Fils entre silences, déception et renaissance
« Moi, j’avais gardé Fus dans le rétroviseur, bien après que la voiture eut franchi la petite allée des pavillons, bien après la sortie du village. J’avais continué à voir mon fils, droit disant au revoir à son frère, sans un reproche pour personne. »
L’est de la France, un père élève ses deux fils après la mort de sa femme, emportée par un cancer. Milieu ouvrier. Pas très bavard, plutôt maladroit quand il s’agit d’exprimer un ressenti, l’homme se débat comme il peut contre le désespoir qui l’attire trop souvent vers le fond. Son fils aîné, surnommé Fus depuis tout petit en hommage au football (prononcé « Fussball » en luxembourgeois) où il excelle, prend le relais du domestique, et de l’affection exprimée. Pour son petit frère. Pour son père.
Les fils grandissent. La douleur s’apaise un peu. Il y a même des moments d’insouciance, de légèreté. Mais qui laisse parfois un petit goût de regret ou de raté… Les fils grandissent et s’émancipent… L’un devient ce qu’il peut, l’autre ce qu’il veut. Face à ce père qui témoigne de leur transformation, des directions si différentes qu’ils prennent l’un et l’autre. Et il va apprendre qu’il va falloir faire avec et non pas contre… Avec ce qu’il faut de nuit pour apprécier la venue du jour.

